Le Cercle Mozart reçoit Nicolas Hénin et Emmanuel Brehmer

Retour sur les interventions du Directeur Général Adjoint de Transavia et du Président du Directoire de l'aéroport de Montpellier.


En piste, à nouveau. Le 25 juin au Domaine des Grands Chais à Mauguio, le Cercle Mozart recevait Nicolas Hénin, le Directeur Général Adjoint de Transavia, et Emmanuel Brehmer, le Président du Directoire de l'aéroport Montpellier Méditerranée. Le choix des invités d'honneur était particulièrement symbolique : ils venaient annoncer le décollage de la nouvelle base montpelliéraine de la compagnie low cost du groupe Air France - KLM, dont l'activité débutait le lendemain.

Deux vols inauguraux étaient programmés : l'un à destination de Palerme (Sicile) et l'autre de Faro (Portugal). Pour le Cercle Mozart, cette soirée avait également caractère de symbole, en marquant la reprise de ses séquences conviviales, qui avaient été contrariées par la crise du coronavirus. En outre, le thème retenu collait à l'actualité : la nécessité d'un redémarrage économique, dont l'aéroport est un des principaux leviers à Montpellier. Or, cette plateforme aéroportuaire est plus que jamais en mesure d'accompagner la reprise, et d'y contribuer. "Pour passer un cap, il nous fallait une base et c'est là que le Transavia est arrivée", explique Emmanuel Brehmer, avant d'ajouter : "Nous avons réuni les conditions de la compétitivité pour attirer les compagnies aériennes."

Montpellier, la 4e base de Transavia

Outil précieux pour les entreprises, l'aéroport Montpellier Méditerranée peut, et doit, encore se développer. Quelques chiffres suffisent à le démontrer. Alors que Montpellier est la septième ville de France, Nantes la sixième, leurs aéroports n'ont pas le même niveau de fréquentation : 2 millions pour la première, 7,2 millions pour la seconde (chiffres 2019). Cela laisse de la marge et, surtout, de belles perspectives. Ce que Transavia a bien compris. Forte de 40 avions, d'une centaine de destinations et transportant 8 millions de passagers par an, la filiale d'Air France - KLM ne disposait jusque-là que de trois bases en France (Paris, Lyon, Nantes), avant d'en créer une quatrième à Montpellier. Cela n'arrive pas tous les jours. "La dernière fois que nous en avons ouverte une, c'était il y a dix ans", confirme Nicolas Hénin.

Les atouts de Montpellier

Alors, pourquoi franchir le pas aujourd'hui ? "Montpellier est vraiment apparue comme une évidence", répond-il, avant d'énumérer les atouts de la capitale héraultaise : "2 millions d'habitants à moins de 60 minutes de l'aéroport", "une dynamique économique très importante", "un dynamisme démographique", "une région attractive au niveau de ses destinations"... "C'est une anomalie que cet aéroport soit aussi sous-desservi". Pour Transavia, Montpellier était donc une opportunité à saisir. Reste à transformer l'essai, pour que sa compagnie enracine sa toute dernière base dans la durée.

Mobiliser pour la réussite de la base Transavia

C'est là qu'il faudra mobiliser les acteurs économiques, les collectivités, les particuliers... Les uns pour qu'ils utilisent davantage l'avion, les autres pour promouvoir la destination Montpellier. L'offre est intéressante. La compagnie propose dès à présent des billets à la vente pour 15 liaisons au départ de Montpellier : Séville, Palma de Majorque, Athènes, Héraklion, Palerme, Faro, Lisbonne, Porto, Alger, Oran, Agadir, Marrakech, Oujda, Djerba et Tunis. En outre, ce plan de vol montera en puissance au fil des mois, pour arriver à 20 liaisons d'ici avril prochain, et deux avions basés à Montpellier. "C'est un beau programme que nous proposons au départ de Montpellier", estime Nicolas Hénin.

Un plan à 5 ans en préparation

En parallèle, Emmanuel Brehmer prépare le nouveau plan à cinq ans de l'aéroport. Baptisé Ambition 2025, il a pour objectif de porter la fréquentation annuelle de 2 à 3 millions de passagers, avec 70 destinations et une extension de l'aérogare. Ce sera, au total, 3000 emplois supplémentaires. "Les enjeux, les collectivités les connaissent : c'est tout d'abord l'accessibilité routière. Elle devient compliquée. C'est, ensuite, le marketing territorial. Montpellier et le département de l'Hérault ne sont pas assez connus", rappelle le Président du Directoire de l'aéroport. Des budgets importants seront mobilisés et, à partir de l'an prochain, un plan d'action marketing sera enclenché. Il en va de la réussite de la base Transavia. Emmanuel Brehmer le dit alors tout net : "Vous êtes suffisamment restés chez vous. Maintenant, profitez des destinations proposées par Transavia."

Sécurité sanitaire

Pour lever les appréhensions, la compagnie aérienne a redoublé d'efforts pour garantir la sécurité sanitaire. Ses avions sont équipés des mêmes filtres que dans les blocs opératoires. L'air est renouvelé toutes les trois minutes. Le masque chirurgical est obligatoire. L'ensemble des surfaces, des tablettes et les accoudoirs sont nettoyés après chaque vol avec des agents virucides... "Nous sortons tout juste du pic de la crise. Notre enjeu est de donner confiance aux passagers", commente Nicolas Hénin. Enfin, comme le contexte reste très particulier et fluctuant, Transavia donne de la flexibilité à ses clients. "Si vous souhaitez changer de vol, si vous ne le sentez pas, alors vous pourrez reporter sans frais. Notre objectif est vraiment de rassurer, pour que chacun puisse réserver sans crainte", détaille le Directeur Général Adjoint.

En clair, la compagnie met toutes les chances de son côté pour réussir son investissement montpelliérain. "Avec Transavia, nous avons un accélérateur de croissance formidable", conclut Emmanuel Brehmer.

 

Pour d'autres informations sur Transavia, lire cet article qui vient de paraitre dans L'Express, ici.

À lire également, le retour du journaliste Hubert Vialatte sur la soirée Transavia dans sa newsletter hebdomadaire, ici, ainsi que l'article de L'Hérault Juridique et Économique, ici